Essai 2016 Couverts

Itinéraire Technique

L’essai réalisé sur l’année culturale 2015‑2016 se nomme FDH16.

L’essai couverture de sol est composé de trois mélanges d’engrais vert. Ils sont implantés avec quatre répétions comme dans l’essai de l’année précédente (FDH15). La nouveauté dans cet essai est l’application de trois fertilisations différentes (0, 100 et 150 Unités d’azote). Ces trois fertilisation sont intégrées dans l’essai couverture de sol et sont donc réalisées avec quatre répétions.

Description des modalités de l'essai FDH16

Objet Dose semis (Kg/ha) Description
1   Témoin Sol nu
2 AvBr+Ta 20+ 10 Avoine brésilienne + trèfle d'Alexandrie
3 M + P 1 + 4 Moutarde + Phacélie
4 A + Vc 100 Avoine Blanche + Vesce Commune

 

Modalité avoine brésilienne + trèfle d'Alexandrie

Modalité Avoine blanche + vesce commune

Modalité Avoine brésilienne + trèfle d'Alexandrie

Traitements des données

 

Biomasse des intercultures courtes

Durant l’essai FDH16, les biomasses produites sont moins élevées que l’essai de l’année avant. Ceci s’explique par une date de semis des couverts moins précoce que l’année précédente. En effet, lors de la récolte des pois de conserverie, il faisait très sec. Nous avons dû attendre qu’il fasse plus humide pour semer les intercultures.

Pour cet essai, les prises de biomasses sont également réalisées en quatre répétitions. Pour la modalité en semis direct et le mélange de l’agriculteur (mélange VDV) aucunes répétions n’a été réalisée. Sur ce graphique, nous pouvons constater que le mélange semé en semis direct possède une production de biomasse élevée par rapport aux autres mélanges. De plus, le même mélange, qui est semé en semis direct, est également semé de manière conventionnelle (rotative + semoir). On constate un écart de production de 200 kg entre ces deux techniques de semis. Pour ce qui est des autres mélanges, leur production est moindre. Le couvert avoine brésilienne. + trèfle d’Alexandrie est le moins productif. Les deux couverts composés d’avoine blanche + vesce commune et de moutarde + phacélie ont une production assez semblable (2500 kg de MS).

Comparaison des deux années d'essai 2015-2016

On constate que le mélange complexe implanté durant l’essai FDH16 (moutarde, phacélie, nyger, tournesol et vesce c.) possède une régularité en production sur la même année. En effet, l’écart de production entre les 4 répétitions est très faible. Par contre, les couverts semés en pur et les mélanges simples qui sont implantés durant les deux années d’essais possèdent des écarts de production plus élevés.

Nous pouvons aussi constater que pour ces deux années d’essai, le mélange complexe semé par l’agriculteur est chaque fois en tête de production. Des mélanges complexes assurent donc une production plus régulière sur la même année mais assurent aussi une production en biomasse élevée d’année en année.

Essai couverture sol/fertilisation : relevé du nombre d'épis du froment d'hiver par m2 en fonction du couvert et de fertilisation de azotée

L’analyse statistique confirme la différence du nombre d’épis/m² entre les trois types de fertilisations. La différence entre les fertilisations de 150 U d’azote et 100 U d’azote est assez proche. Le tallage n’a donc pas fortement été impacté par une baisse de 50 U en fertilisation azoté. Par contre, l’absence de fertilisation provoque une diminution du nombre d’épis plus marquée. Ce résultat est tout à fait logique.

Pour les fertilisations 100 et 150 U, c’est le mélange avoine brésilienne + trèfle d’Alexandrie qui permet le nombre d’épis le plus élevé. Ce type de mélange restitue donc bien l’azote capté en interculture

Par contre, pour chaque fertilisation azotée, c’est avec le mélange moutarde + phacélie qu’on obtient le moins d’épis. Ce mélange libère donc moins facilement l’azote capté en interculture.

Essai couverture de sol / fertilisation : Rendement du froment d'hiver

Une différence est nettement marquée pour la fertilisation à 0 Unités d’azote. Par contre, la différence est moindre entre les deux autres types de fertilisations. En effet, si on soustrait la moyenne de rendement de ces deux fertilisations, on obtient 2,0 quintaux de différence entre la fumure azotée à 150 U et celle à 100 U.

Lorsqu’on compare les différents types de couverts, le mélange avoine blanche + vesce commune semble diminuer le rendement pour chaque modalité de fertilisation. Ceci n’est pas confirmé statistiquement.

Par contre, la modalité sol nu non fertilisée permet des rendements supérieurs que les autres modalités avec sol couvert. Si on regarde le profil azoté de printemps pour cette modalité, il reste encore un peu moins de 80 Unités dans le profil. Le froment a donc eu de quoi se nourrir avec les réserves minéralisées et non-minéralisées dans le sol.

Essai couverture de sol/ fertilisation : Humidité des graines de forment d'hiver

Que ce soit entre les différents types de couvert ou entre les différentes fertilisations, les résultats d’humidité des graines sont très semblables entre elles. Ce résultat est aussi observé pour la couverture de sol dans l’essai de l’année précédente.

Essai couverture de sol/ fertilisation : Poids spécifique des graines de forment d'hiver

Statistiquement, la fertilisation la plus élevée a un impact négatif sur le poids spécifique des graines de froment. Les deux autres fertilisations (100 et 0 U) ont un poids à l’hectolitre semblable. Contrairement à l’essai de l’année précédente, la modalité sol nu semble, pour chaque type de fertilisation azotée, diminuer le poids spécifique. Néanmoins, cette observation n’est pas confirmée par les statistiques.

Essai couverture de sol/ fertilisation: Poids de 1000 grains du forment d'hiver.

Le poids de milles grains est diminué par la fertilisation à 150 U comparé aux deux autres types de fumures. Ce constat est le même que pour le poids spécifique des graines. En effet, ces deux mesures sont proportionnelles entres elles puisqu’elles traduisent toutes les deux le poids du grain.